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Villerupt #5/Le Festival: une belle decouverte!

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C’est avec grande surprise que j’ai découvert en 2017 le fantastique Festival du Film Italien de Villerupt, grâce à mon très cher « ami » Rino, qui y intervient en qualité de bénévole depuis quelques années. Et comme dans la vie, il y a des rendez-vous à ne pas manquer, et qu’il ne faut surtout jamais être en retard d’un rêve, ayant été admise en qualité de bénévole pour ce 41ème Festival 2018, j’ai eu l’immense plaisir d’assurer mes engagements, mais aussi, oui, de découvrir une trentaine de films, sans compter de grands moments d’échanges intenses à la boutique, « au bar » de l’hôtel de ville, ou à la piscine de Micheville !

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Lorsque j’avais 12 ans, et que je suis rentrée en 6 ème, mon papa, artiste peintre et photograveur m’avait dit « Catherine, je veux et j’exige que tu apprennes l’italien, car c‘est le seul moyen d’apprendre l’art » Oui, merci papa, tu avais tellement raison. Dès ma plus tendre enfance, j’écrivais et montais des petites pièces de théâtre, adolescente, tenais quelques modestes rôles de figurantes dans des films de Claude Santelli, car j’étais passionnée de cinéma, et d’ailleurs rêvais d’en faire mon métier. J’avais donc demandé à mon adorable professeure d’italien « mademoiselle, s’il vous plait, pour mieux apprendre à parler italien, seriez-vous d’accord pour que l’on joue des scènes du cinéma italien ??? » « si, si, ma petite Catherine »….Et là, je suis tombée follement amoureuse de Federico Fellini, de Visconti, Rossellini et de tant d’autres, mais en particulier de tous ces films exceptionnels des années ‘50…’60..et de l’âge d’or, Viaggio in Italia, Senso, la Strada….ooohoooo et La Dolce Vita !!!! Souvenirs. Souvenirs…Le virus du cinéma italien ne m’a donc jamais quittée.

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Un intense frisson d’émotions m’a parcouru lorsque j’ai découvert que cette année, honneur était fait à mon vénéré Federico Fellini! Grande surprise, en particulier je découvre « Prova d’orchestra (1979) » que je ne connaissais pas. J’avais un fantasme, et écrit un synopsis quasi similaire dans le cadre de mes travaux sur ce qui dans le monde du travail, de l’incident à l’accident, mène à la crise.  En effet, l’histoire particulière de cet orchestre reflète, malheureusement parfaitement, le contexte sociologique qui règne aujourd’hui. A mon sens, diffuser ce film lors de séminaires de coaching permettrait de déclencher notamment la prise de conscience, que ce soit dans la vie sociale ou professionnelle, qu’il n’y a pas de grands, de moyens, de petits…. et qu’il faut donc toujours considérer ses collaborateurs ou collègues à leur juste valeur.

Sur l’ensemble des films que j’ai vus, et même si certains n’ont pas soulevé d’enthousiasme sur ma personne, je considère que mises en scène, acteurs, costumes, décors, lieux de tournage étaient globalement de qualité. L’essentiel des sujets était véritablement centré sur le contexte socio culturel et politique du moment.

Tels qu’ils sont réalisés, les scénarios qui habitent ma mémoire m’ont alors véritablement permis d’approfondir mon regard sur certains sujets d’actualité, sans pour autant détruire les fantasmes de mon imagination. Et certains films sont en fait des reportages exceptionnels, tel « la Strada dei Samouni » (l’histoire de Gaza en 2009)…d’ailleurs. Il faut absolument faire la promotion de ce film bouleversant dans le monde entier.

« Il vizio della speranza » le business manipulateur opéré avec le trafic de nourrissons, faisant suite à des grossesses et accouchements bien loin d’être pris en charge dans une prestigieuse clinique privée ! Ce film est aussi fort troublant, car malheureusement bien réaliste.

« Sono Tornato » ha mais voilà une manière bien originale de faire resurgir de sa sépulture Benito Mussolini en 2017, à savoir, une stratégie scénographique fort habile visant à suggérer la note d’ambiance politique, et les risques afférents proéminents à venir.

« Troppa Grazia » et « Napoli Velata», deux films qui bien que relatant des histoires  différentes,  font allusion aux  illusions névrotiques, voire psychotiques, qui peuvent effectivement imprégner et conditionner les agissements d’un être en difficulté, parce qu’il a pu vivre un traumatisme.

« Il nome di Donna» illustre fort astucieusement, et même avec une forme de pondération, le motif des manifestations de ce 25 novembre, à savoir la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

« Una storia senza nome » …là encore un scenario particulièrement réaliste, et envoutant sur le trafic dans le monde de l’art, interprété par d’extraordinaires acteurs.

Donc l’art italien domine dans ma vie, et l’opéra envahit tout particulièrement mon habitacle, ma voiture…Quelle émotion donc de découvrir «Il club dei 27 »  avec pour support une part de l’histoire  de Giuseppe Verdi et de ses opéras. En effet, ce documentaire est tellement fantastique, que pour moi, il mériterait les oscars attribués aux grands films. Et le jeune garçon, Giacomo Anelli, fort talentueux qui tient le premier rôle, laisse « sans voix »… oohooo désolée signor Verdi!!!!

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Alors, je conclurai en reprenant ce que j’ai eu l’audace d’exprimer catégoriquement justement au charmant réalisateur de «Il club dei 27», Mateo Zoni « je veux et j’exige que tes prochains films soient consacrés à la vie de Porpora, aux opéras trop méconnus d’il prête Rosso (mon vénéré Vivaldi), Rossini, il Caravaggio…et plus encore, car pour moi la hauteur de l’art italien, tel le cinéma, n’a pas de limite dans son excellence.

Et je terminerai par un bel hommage à Bernardo Bertolucci, décédé ce 26 novembre 2018…

 Catherine Pillet

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