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Barbora Bobulova, le cinéma et le rêve, mes rêves de cinéma…

Comment as-tu compris que tu voulais devenir actrice ?

bobulova

Jouer la comédie m’a toujours plu. Dès mon plus jeune âge, j’ai participé à des concours de lecture de textes de prose dans mon école de Martin (Slovaquie), où je suis née. À l’école on m’appelait « le clown », parce que j’imitais les profs. Un jour, une copine m’a parlé d’un casting pour un téléfilm dans notre ville. Ils cherchaient une fille de quatorze ans, je n’en avais que douze, mais j’ai décroché le rôle.

 Quand es-tu venue en Italie ?

En 1988, on m’a confié le rôle principal du film Vlakári. Le film a été sélectionné par le Festival International de Giffoni consacré à la jeunesse, où il a été présenté sous le titre de Pendolari. J’ai découvert l’Italie pour la première fois grâce à ce film. J’avais quinze ans et j’étais loin de me douter que ce pays allait devenir ma seconde patrie. À dix-huit ans je me suis inscrite à l’Académie du Théâtre de Bratislava. Trois ans plus tard, j’ai vu une annonce concernant un casting pour un téléfilm italien, qui allait être mon début italien : Infiltrato. Après le tournage je suis rentrée à Bratislava et l’année suivante Marco Bellocchio m’offrait le rôle de Natalia dans Il principe di Homburg.

Lors du tournage, j’ai envisagé pour la première fois de poursuivre ma carrière en Italie. En 1997 je me suis établie définitivement à Rome.

 L’Italie est devenue ta seconde patrie ?

J’ai vécu la moitié de ma vie en Slovaquie et l’autre en Italie, il m’est impossible de dire où je me sens le plus chez moi. En tout cas, j’ai une forte relation avec ces deux pays. La Slovaquie me manque quand je suis en Italie et inversement. La Slovaquie c’est mes racines, ma famille, le pays où je me suis formée. Quant à l’Italie, elle m’a offert l’épanouissement professionnel et une immense liberté d’expression.

 Le David de Donatello en 2005 comme meilleure actrice principale at-il-changé ta vie ?

J’ai obtenu le Donatello pour mon rôle dans Cuore sacro de Ferzan Ozpetek. Les prix font toujours plaisir et ils m’aident à continuer dans cette voie parsemée de hauts et de bas, mais ils n’ont rien changé à ma vie ou à mes choix artistiques. Je continue d’évaluer les projets que l’on me propose selon trois critères fondamentaux : le scénario, le réalisateur et le personnage. Si un de ces critères me touche, je fonce. Désormais, je peux également me permettre des pauses.

 C’est la première fois que tu viens au festival de Villerupt, quels sont tes impressions ?

L’esprit de ce festival me plaît, car il offre une vitrine aux films qui ne bénéficient pas du support de l’industrie du cinéma, même s’ils sont de grande valeur. J’apprécie l’effort de toute l’équipe pour faire découvrir aux spectateurs la beauté du cinéma italien, qui souffre de visibilité.

 Peux-tu nous raconter les tournages de Saremo giovani e bellissimi et Hotel Gagarin ?

Tourner Saremo giovani e bellissimi a été une expérience merveilleuse, avec des jeunes tout juste sortis du Centro
Sperimentale di Cinematografia, bourrés de talent et très professionnels. À commencer par la réalisatrice Letizia Lamartire, qui dirige magistralement sa troupe. Jamais je n’avais vu un plateau aussi silencieux ! Tout le monde était en phase, comme un orchestre qui ne commet aucune fausse note. Je me sens privilégiée d’avoir tourné ce film, qui m’a fait cadeau d’un personnage assez inédit et très riche dont je me suis entichée dès le départ. J’ai également un excellent souvenir du tournage de Hotel Gagarin en Arménie, malgré des températures de -20°. Un jour les conditions extrêmes étaient annoncées et une tempête de vent et de neige nous a même surpris alors que nous tournions en extérieur. Nous avions tous le visage glacé et il fallait se battre pour obtenir une des rares loges chauffées ! En fait, ces difficultés n’ont fait que renforcer l’ambiance du groupe.

 Remo Ceccarelli

AVEC L’AIMABLE AUTORISATION DU FESTIVAL DU FILM ITALIEN DE VILLERUPT 2018

 

Barbora Bobulova

(Bobul’ová) est née en 1974 à Martin dans l’actuelle Slovaquie. À l’âge de douze ans, à l’occasion d’un casting, elle décroche un rôle dans un film pour la télévision tchécoslovaque. Elle apparaît sur le grand écran dans Vlakári de Juraj Lihosit en 1988, puis dans Nesmrtelná teta de Zdeněk Zelenka en 1993. Elle se consacre ensuite surtout au théâtre et suit les cours de l’Académie nationale d’art dramatique de Bratislava. Elle travaille pour la première fois en Italie en 1996 dans le téléfilm Infiltrato de Claudio Sestieri. En 2004 elle connaît le succès pour son rôle dans La Spettatrice, première réalisation de Paolo Franchi, puis l’année suivante son interprétation d’Irène dans Cuore sacro de Ferzan Özpetek lui vaut de nombreuses récompenses comme meilleure actrice : David di Donatello, Globo d’oro et Ciak d’oro en 2005, Nastro d’argento en 2006. Au fil des années Barbora Bobulova s’est affirmée comme l’une des actrices les plus appréciées en Italie. Parallèlement à sa carrière au cinéma, elle apparaît dans des séries et des téléfilms. En 2008, elle prête ses traits à Coco Chanel jeune dans Coco Chanel réalisé par Christian Dugay.

 

Le film

Au début des années 1990, la chanteuse Isabella (Barbora Bobulova) a vécu son heure de gloire le temps d’un été. Vingt ans plus tard elle vit retirée dans la ville très provinciale de Ferrare, où elle continue de se produire avec les mêmes chansons, accompagnée par son fils Bruno (Alessandro Piavani), devant un public de plus en plus clairsemé. Isabella s’est persuadée que la naissance de Bruno a mis un terme à son succès. Cela n’empêche pas la relation fusionnelle, quasi amoureuse,  entre mère et fils, malgré des frictions. Isabella a parfois des réactions d’adolescente, ce qui a rendu Bruno très mûr pour son âge. Tout bascule lorsqu’apparaît Arianna (Federica Sabatini), jeune leader d’un groupe rock avec qui Bruno commence à jouer. La relation entre mère et fils change. Bruno vole de ses propres ailes, ce qui oblige Isabella à faire enfin face à la réalité.    (RC)

 

 

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