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Amunì ! Si tu pars, j’y retourne: Dell’Aiera sur la présence italienne en Lorraine

 

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Richard Dell’Aiera (1989) est un jeune et talentueux photographe et artiste plasticien français d’origine italienne, né dans le Grand Est et qui vit à Paris. À l’église Les Trinitaires (rue des Trinitaires, Metz), du 27 mars au 16 avril 2019, c’est possible d’admirer l’expo Amunì ! Si tu pars, j’y retourne, sur la présence italienne en Lorraine et la question de l’ italianité à travers une série des portraits d’Italo-Lorrains réalisés par lui.

Interviewe

Le nom de l’expo, surtout le mot Amunì, fait penser à la Sicile. Quelle est votre relation avec cette île magnifique ? Vous y allez souvent ?

En effet Amunì qui est une version contractée du terme amuninni, est un clin d’œil à mes origines familiales, mais fait aussi référence à une certaine urgence que j’ai ressentie au démarrage du projet. La Sicile est importante pour moi car elle fait partie de mon histoire, mais aussi parce qu’elle continue de me fasciner et de m’étonner à chaque fois que j’y passe du temps. J’y retourne régulièrement pour me ressourcer, notamment à Pietraperzia (Enna), situé à l’intérieur des terres, où nous possédons toujours une maison familiale.

 Tout votre parcours artistique semble être lié à la contamination entre la photographie et les pratiques numériques. Y a-t-il des raisons pour cette choix artistique qui sont liées à votre héritage italien ?

Je ne pense pas que mes choix artistiques soient directement liés à cet héritage culturel ou du moins pas de manière totalement consciente. J’ai toujours été fasciné par la manière dont se construisent les images, ce qui n’est selon moi pas si différent de la manière dont se construit une identité : un enchevêtrement complexe entre histoire collective et personnelle, souvenir et imaginaire, références culturelles et fantasme. Le lien doit sûrement se trouver quelque part dans tout ça…

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Combien de personnes ont répondu à l’appelle que vous avez lancé en mars dernier pour la recherche de cadres photos afin de compléter la scénographie de son installation ? Et les italo-lorrains de 2ème ou 3ème génération ont-ils participé ?

Finalement assez peu ; nous avons pu compléter l’installation très rapidement juste après cet appel, car les cadres ont parfois été donnés par dizaine ! En fait, ce qui m’as le plus touché là-dedans, ce n’est pas forcément le nombre de personnes, mais plutôt l’aspect collaboratif, et l’engagement de ces personnes qui ont eu à cœur de m’aider à mener à bien ce projet, dont, effectivement, des personnes d’origines italienne qui avaient elle-même posé pour le projet et continué à me suivre jusqu’à la concrétisation.

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Est-ce que vous avez des nouveaux projets artistiques liés à la Lorraine et à son histoire de migrations et contaminations entre différentes cultures ?

Pas spécifiquement sur la Lorraine. Cependant, j’ai à cœur de continuer à faire évoluer Amunì, à la fois dans sa forme de présentation, mais aussi dans son contenu. Le but ultime serait de décliner la série démarrée en Lorraine à d’autres communautés italiennes ailleurs dans le monde, que ce soit en Argentine ou aux Etats-Unis par exemple. Il ne manque plus qu’à trouver du temps et des moyens financiers pour concrétiser tout ça.

Federico Bolognesi

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