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Saint Nicolas : homme de paix et de réconciliation

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Saint Nicolas, c’est un lien entre l’Italie et la France, entre Bari et Saint Nicolas de Port avec des échanges et des visites entre les deux municipalités et les autorités religieuses respectives. Saint Nicolas c’est aussi un lien entre l’église orthodoxe et l’église catholique, à tel point que certains ont imaginé un concile de réconciliation à Bari entre ces deux églises chrétiennes

Mais comment un homme, né vers 270 à Patare, un port donnant sur la méditerranée dans le sud de l’actuelle Turquie, est-il devenu un saint célébré dans toute la Lorraine et bienau-delà ? Nous avons posé la question à Jean-François Tristchler, Chancelier de la Confrérie Saint-Nicolas de Yutz, seule confrérie dédiée au saint qui ait été active en permanence depuis 1650, date de sa fondation. La fameuse légende qui veut qu’il ait sauvé trois enfants tués et plongés dans un saloir par un boucher, est liée à l’acquittement, qu’il a obtenu, de trois officiers accusés, à tort, d’avoir comploté contre l’empereur Constantin.

Mort vers 340, il a été inhumé dans une des églises qu’il avait fait construire dans sa ville de Myre dont il était évêque et il est devenu très vite l’objet d’une grande dévotion. Le culte de Saint Nicolas s’est répandu dans l’empire byzantin et au-delà, porté par les marins dont il était le saint patron parce qu’il avait négocié le déchargement d’une cargaison de blé destinée aux soldats romains, alors qu’une terrible famine régnait. Saint Nicolas reposait sereinement à Myre mais c’était sans compter avec la volonté de certaines villes d’avoir les reliques d’un saint prestigieux. Les marins de Bari sont allés chercher sa dépouille pour la rapporter chez eux, le 9 mai 1087, jour qui deviendra celui de la célébration du saint à Bari. Les pèlerins venaient prier le saint au bout de la Via Francigena qui relie Aix-la-Chapelle à Bari, avant d’embarquer pour Jérusalem.

Parmi eux, Aubert de Varangéville, aussi appelé Albert de Varangéville, un chevalier lorrain, connaissait un des gardiens du tombeau, qui lui aussi était lorrain. Il lui a permis d’emporter une relique du saint homme, une phalange. Cette phalange, rapportée en Lorraine, a été à l’origine de nombreux miracles, puis confiée à l’abbé de Gorze qui l’a placée dans une chapelle rapidement devenue trop petite en raison du nombre de fidèles. Une première église, puis une deuxième et une troisième plus grande, élevée plus tard au rang de basilique, ont été construites au lieu-dit Port, sur les terres du prieuré de Varangéville. Et c’est dans la basilique de Saint-Nicolas-de-Port, devenue Capitale Historique de Saint Nicolas, que se termine tous les ans, le soir du samedi le plus proche du 6 décembre, jour présumé de la mort de Saint Nicolas, la procession présidée par le maître de la confrérie Saint-Nicolas de Yutz. Cette année, pour la première fois et pendant trois ans, une femme sera maître de la confrérie et présidera la procession.

 Philippe Poivret

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